Et si je vous disais que ma réflexion sur l'éducation a commencé lorsque j'avais 13 ans?
Ma prof d'anglais d'alors (j'ai eu la chance d'avoir la même de la 6ème à la 3ème, ce qui m'a permis de bien progresser et d'avoir un vrai niveau d'anglais à l'issue du collège), nous avait donné à lire un article de presse qui parlait de l'école de Summerhill.
Je me suis régalée. Cet article m'a fait rêver.
J'étais une très bonne élève, appliquée et respectueuse mais je m'ennuyais tellement en cours, à entendre répéter les mêmes choses dix fois à cause de ceux qui ne comprenaient ou n'écoutaient pas. J'ai toujours détesté la redondance. Aujourd'hui encore, je m'impatiente devant les répétitions, la routine, je me lasse des gens et des lieux très vite, aussi.
Cette liberté d'apprendre quand on veut et où on veut était à mes yeux une belle utopie. Même si, moi aussi, j'ai appris plus de choses' hors des murs' à lire des livres au bord de la rivière et à explorer la nature.
J'ai remué ciel et terre pour trouver l'ouvrage de Neill. La documentaliste de l'époque a fini par céder à mes pressions quasi-quotidiennes et l'a fait rentrer dans son fonds. Je l'ai dévoré.
J'ai relu ce livre, qui m'a définitivement confortée dans mon choix, il y a une dizaine d'années lorsque je me suis lancée dans l'IEF et cela fait deux ans que je le (re)décortique pour en tirer toute la substance et toutes les ressources dans le cadre de mes recherches.
A chaque nouvelle lecture, je m'émeus.
Bien évidemment, je le passe au tamis de ma spiritualité, comme chaque fois que je lis un livre d'ailleurs. Mais la vision de Neill est tellement respectueuse de la nature humaine que sa vision 'libertaire' n'offusque pas ma sensibilité spirituelle.
Bonne lecture :)
" Summerhill, c'est l'aventure d'une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l'éducation. Il s'est dressé contre l'école traditionnelle soucieuse d'instruire mais non pas d'éduquer. Il s'est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l'argent). Il s'est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus "manipulés' et dociles, nécessaires à l'ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle. " Maud Mannoni. Libres enfants de Summerhill, publié aux Éditions François Maspero en 1970, dix ans après sa première publication à New York et dans le bouillonnement de l'après-Mai 68, est devenu en quelques années un best-seller et s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution, l'expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l'enfant. L'école autogérée de Summerhill, malgré les controverses dont elle a pu et continue de faire l'objet, accueille toujours des pensionnaires.
Ma prof d'anglais d'alors (j'ai eu la chance d'avoir la même de la 6ème à la 3ème, ce qui m'a permis de bien progresser et d'avoir un vrai niveau d'anglais à l'issue du collège), nous avait donné à lire un article de presse qui parlait de l'école de Summerhill.
Je me suis régalée. Cet article m'a fait rêver.
J'étais une très bonne élève, appliquée et respectueuse mais je m'ennuyais tellement en cours, à entendre répéter les mêmes choses dix fois à cause de ceux qui ne comprenaient ou n'écoutaient pas. J'ai toujours détesté la redondance. Aujourd'hui encore, je m'impatiente devant les répétitions, la routine, je me lasse des gens et des lieux très vite, aussi.
Cette liberté d'apprendre quand on veut et où on veut était à mes yeux une belle utopie. Même si, moi aussi, j'ai appris plus de choses' hors des murs' à lire des livres au bord de la rivière et à explorer la nature.
J'ai remué ciel et terre pour trouver l'ouvrage de Neill. La documentaliste de l'époque a fini par céder à mes pressions quasi-quotidiennes et l'a fait rentrer dans son fonds. Je l'ai dévoré.
J'ai relu ce livre, qui m'a définitivement confortée dans mon choix, il y a une dizaine d'années lorsque je me suis lancée dans l'IEF et cela fait deux ans que je le (re)décortique pour en tirer toute la substance et toutes les ressources dans le cadre de mes recherches.
A chaque nouvelle lecture, je m'émeus.
Bien évidemment, je le passe au tamis de ma spiritualité, comme chaque fois que je lis un livre d'ailleurs. Mais la vision de Neill est tellement respectueuse de la nature humaine que sa vision 'libertaire' n'offusque pas ma sensibilité spirituelle.
Bonne lecture :)
" Summerhill, c'est l'aventure d'une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l'éducation. Il s'est dressé contre l'école traditionnelle soucieuse d'instruire mais non pas d'éduquer. Il s'est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l'argent). Il s'est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus "manipulés' et dociles, nécessaires à l'ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle. " Maud Mannoni. Libres enfants de Summerhill, publié aux Éditions François Maspero en 1970, dix ans après sa première publication à New York et dans le bouillonnement de l'après-Mai 68, est devenu en quelques années un best-seller et s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution, l'expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l'enfant. L'école autogérée de Summerhill, malgré les controverses dont elle a pu et continue de faire l'objet, accueille toujours des pensionnaires.

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