Les bases de l'éducation spirituelle de Rudolf Steiner. (Extrait de mon journal écrit le 7 Mai 2014)
Je partage aujourd'hui un premier extrait de mon journal, avec un peu de trac...
Partage de l'intime... qui devient extime.
En espérant qu'il vous donnera envie de lire Steiner :)
Mercredi
7 Mai 2014
Presqu’un mois que je n’ai pas écrit.
J’étais occupée par l’Analyse Institutionnelle qui me donne du fil à retordre.
Toutefois, je suis venu à bout du livre de Rudolf Steiner : Les bases de l’éducation spirituelle.
Dans ses
conférences données à Oxford en 1922 devant un auditoire international composé
de professeurs d'université
et étudiants, Rudolf Steiner développe les objectifs et les exigences d'une
éducation basée sur l'esprit. Il
expérimente sa pensée dans une école connue sous le nom de école ‘Waldorf’
qu'il a fondée trois ans plus tôt à Stuttgart.
L’enfant est vu par Steiner dans son ensemble comme un
organe sensoriel qui répond aux stimuli de son entourage. Tout son corps est
sensible et toutes les impressions sensorielles exercent une action formatrice
en lui. Son corps se modèle en fonction des réponses qu’il donne. L’enfant a
entièrement confiance dans le monde qui l’entoure car pendant la vie prénatale
l’esprit était sous l’influence d’entités spirituelles supérieures. Ce monde
spirituel est un monde où règnent le bien et la beauté. Cette confiance perdure
face au monde terrestre, ainsi l’enfant imite ce qu’il ressent du monde
extérieur.
Cette réalité implique que l’enfant a surtout besoin
de personnes en tant que modèles, non du point de vue physique mais du point de
vue spirituel. Tout ce qui advient dans son environnement, l’enfant l’absorbe
comme une éponge.
Cela me ramène à mon instinct de protection envers mes
enfants quand je dis que je refuse qu’on me les ‘abîme’ et je constate que la
notion d’exemplarité revient dans toutes les spiritualités.
Je suis stupéfaite de lire que R. Steiner définit les trois grandes étapes
du développement de l’enfant de la façon suivante : de 0 à 7 ans, de 7 à
14 et de 14 à 21. En effet, le cursus est divisé en trois cycles
qui, se référant à la conception du développement de l'enfant, peuvent être mis
en relation avec les seuils d'autonomisation successifs des plans
d'organisation de la nature humaine : jusqu'à 7 ans, le jardin d'enfant, de
7 à 14 ans, premier cycle, les « petites et moyennes classes » de la
première à la huitième classe et de 15 à 18 ans, deuxième cycle, les
« grandes classes » de la neuvième à la douzième classe.
Nous retrouvons d’ailleurs les mêmes étapes chez Piaget.
Je ne peux m’empêcher de les mettre en lien avec une parole de l’Imam
Ali qui dit : « Ton enfant, joue avec lui pendant ses sept premières
années ; puis éduque-le pendant les sept années qui suivent ; et
fais-en un compagnon pour les sept années suivantes, puis laisse-le agir à sa
guise. »
J’ai assisté le 28 Avril à une
conférence d’Isabelle Peloux[1] à
l’Ecole de Management de Strasbourg et elle a cité cette parole de l’Imam Ali
sans citer la source comme ‘une citation qui l’a beaucoup émue’. Quelle ne fut
pas ma frustration !... mais en
même temps j’étais ravie de voir que tout est relié, tout se tient, la sagesse
est universelle.
[1] Isabelle
Peloux dirige l'école du Colibri au sein des Amanins, lieu pionnier et
autonome dans la Drôme. Sa pédagogie est axée sur la coopération et l’éducation
à la paix.

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